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El Mansouri hérite d'un budget verrouillé : 3 % de déficit, 380 MMDH d'investissement et le Mondial à financerMorocco's First Woman PM Inherits a Pre-Written Budget — and a World Cup to Pay For

Par la rédaction DIMAmaghrib2030 — 1er octobre 2026By DIMAmaghrib2030 Editorial — October 1, 2026

Rabat — Fatima Ezzahra El Mansouri n'aura pas eu le loisir d'écrire son premier budget. Nommée cheffe du gouvernement le 29 septembre 2026, au lendemain d'élections législatives tenues fin septembre, l'ancienne maire de Marrakech et ex-ministre de l'habitat et de l'urbanisme, âgée de 50 ans, prend les commandes d'un exécutif dont le cadre financier était déjà largement arrêté. Elle est, comme l'a souligné Arab News, la première femme à diriger un gouvernement au Maroc et seulement la deuxième dans l'histoire du monde arabe.

Le mandat s'ouvre donc sur un paradoxe que les milieux d'affaires ont immédiatement identifié : une rupture politique considérable, posée sur une continuité budgétaire presque totale. Pour qui envisage d'investir au Maroc en 2026, c'est peut-être la nouvelle la plus rassurante de la semaine.

Un PLF 2027 déjà écrit

Les orientations du projet de loi de finances pour 2027, telles que rapportées par Barlamane, fixent au nouveau cabinet un couloir étroit : ramener le déficit budgétaire à 3 % du produit intérieur brut et contenir la dette publique autour de 65 % du PIB, avec une trajectoire de décrue vers 63 % à l'horizon 2029. Fait notable, et que les analystes n'ont pas manqué de relever, la « souveraineté financière » y est érigée pour la première fois en priorité nationale — un vocabulaire qui dit beaucoup de la volonté de Rabat de réduire sa dépendance aux financements extérieurs tout en continuant d'attirer les capitaux.

Car il n'est pas question de ralentir la dépense productive. L'investissement public programmé pour 2026 s'élève à 380 milliards de dirhams, selon les chiffres repris par Finances News Hebdo. L'essentiel irrigue le chantier du siècle : stades, lignes ferroviaires, aéroports, hôtellerie et réseaux urbains à l'approche de la Coupe du monde 2030, que le Maroc coorganisera. Mme El Mansouri connaît ce dossier mieux que personne : c'est à Marrakech, puis au ministère de l'urbanisme, qu'elle a passé l'essentiel de sa carrière.

Les fondamentaux jouent en sa faveur

L'héritage n'est pas seulement contraignant, il est aussi porteur. La croissance du PIB a atteint 4 % au deuxième trimestre 2026 et le Royaume a gagné trois places dans l'Indice mondial de l'innovation 2026, rapporte Morocco World News. Côté bailleurs, la Banque européenne d'investissement prévoit de porter son engagement à 700 millions d'euros d'investissement au Maroc sur l'année 2026, indique Aujourd'hui le Maroc — un signal de confiance qui compte autant par son volume que par son origine.

Reste la question politique. Le PAM, le parti de la nouvelle cheffe du gouvernement, a remporté 97 sièges, le bloc le plus important de la Chambre des représentants. Mais le scrutin a enregistré la participation la deuxième plus faible sous le règne du roi Mohammed VI, et le PJD a quadruplé sa représentation, note Al Jazeera. Une majorité confortable sur le papier, donc, adossée à un mandat populaire plus étroit qu'il n'y paraît.

Ce que les investisseurs vont surveiller

Pour les investisseurs étrangers, l'équation se résume à une tension simple : tenir les 3 % de déficit tout en finançant un programme d'infrastructures d'une ampleur inédite. Les deux objectifs ne sont pas incompatibles, mais ils laissent peu de place à l'improvisation fiscale — ce qui, pour un capital en quête de visibilité, vaut mieux qu'une promesse de relance.

Le gouvernement El Mansouri devra donc convaincre moins par la rupture que par l'exécution. Les prochains mois, et la discussion parlementaire du PLF 2027, diront si le cadre tient.

Rabat — Fatima Ezzahra El Mansouri will not get to write her own first budget. Appointed Head of Government on 29 September 2026, days after legislative elections held in late September, the 50-year-old former mayor of Marrakech and former minister of housing and urban planning takes charge of a cabinet whose financial perimeter was drawn before she walked through the door. As Arab News noted, she is the first woman to lead a Moroccan government and only the second in the Arab world.

Her mandate therefore opens on a paradox that business circles grasped immediately: a significant political break, resting on almost total budgetary continuity. For anyone assessing the Morocco investment climate, that may be the most reassuring news of the week.

A budget already drafted

The guidance for the 2027 Finance Bill, as reported by Barlamane, hands the new cabinet a narrow corridor: bring the budget deficit down to 3% of gross domestic product and hold public debt at around 65% of GDP, on a declining path toward 63% by 2029. Notably — and analysts were quick to flag it — the document names "financial sovereignty" a top national priority for the first time, language that says a good deal about Rabat's wish to reduce its exposure to external financing while still courting foreign capital.

Slowing productive spending, however, is not on the table. Public investment programmed for 2026 totals MAD 380 billion, according to figures carried by Finances News Hebdo. The bulk of it feeds the decade's defining project: stadiums, rail corridors, airports, hotel capacity and urban networks ahead of the 2030 World Cup, which Morocco will co-host. World Cup infrastructure spending is terrain El Mansouri knows intimately — it is where she spent most of her career, first in Marrakech, then at the urban planning ministry.

The fundamentals are on her side

The inheritance is constraining, but it is not thin. Morocco's GDP growth reached 4% in the second quarter of 2026, and the kingdom climbed three places in the 2026 Global Innovation Index, Morocco World News reports. On the financing side, the European Investment Bank plans to reach €700 million of investment in Morocco during 2026, according to Aujourd'hui le Maroc — a vote of confidence that matters as much for its source as for its size.

Then there is the politics. Her party, the PAM, won 97 seats, the largest bloc in the House of Representatives. But turnout was the second-lowest recorded under King Mohammed VI, and the PJD quadrupled its seats, Al Jazeera notes. A comfortable majority on paper, in other words, built on a narrower popular mandate than the arithmetic suggests.

What investors will be watching

For foreign capital, the equation reduces to one tension: holding the 3% deficit line while funding an infrastructure programme of unprecedented scale. The two goals are not irreconcilable, but together they leave little room for fiscal improvisation — which, for investors pricing Morocco FDI risk, is preferable to a stimulus promise.

El Mansouri's government will be judged less on rupture than on delivery. The coming months, and the parliamentary passage of the 2027 Finance Bill, will show whether the framework holds.

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