Payer au Maroc à partir du 1er octobre 2026 : l'interchange tombe à 0,50 %, mais les DAB vous coûtent plus cherPaying in Morocco from 1 October 2026: Card Fees Just Dropped, ATM Fees Just Got Worse
Depuis ce matin, 1er octobre 2026, quelque chose a changé dans la manière dont l'argent circule chez nous, et je parie que vous ne l'avez pas senti en achetant votre café. Moi non plus. Mais sur le terrain, cela va finir par se voir : Bank Al-Maghrib a abaissé le plafond de la commission d'interchange sur les cartes domestiques de 0,65 % à 0,50 % de la valeur de la transaction, comme l'a rapporté Médias24. En clair, la part que les banques se prélèvent sur chaque paiement par carte vient de maigrir.
Le détail qui m'intéresse le plus, et que relève Les Eco, c'est le taux réduit de 0,15 % appliqué aux paiements vers les administrations publiques et au commerce de proximité. Autrement dit, exactement le segment qui, depuis toujours, vous répond que le terminal ne marche pas quand vous sortez votre carte. Le hanout du coin, la petite droguerie, le marchand de légumes qui a un terminal rangé dans un tiroir depuis trois ans. S'ils refusaient la carte, ce n'était pas par caprice : la commission mangeait leur marge sur un sachet de pain.
Le CMI n'est plus le seul maître du jeu
L'autre nouvelle, et pour moi la plus structurante, c'est que le CMI a quitté le métier d'acquéreur pour ne garder que le traitement technique. De nouveaux acquéreurs sont désormais agréés et peuvent démarcher les commerçants directement, ce qui met fin à un monopole de fait, comme l'a documenté Le Desk. Pour qui a déjà tenté d'équiper un petit commerce en monétique au Maroc, c'est une petite révolution : plusieurs interlocuteurs, donc de la concurrence sur les tarifs et sur le service.
Les enjeux ne sont pas minces. Selon Finances News Hebdo, les cartes étrangères devaient générer environ 32 milliards de dirhams au Maroc en 2025, après plus de 26 milliards en 2024 — une hausse de 36 %. Autant dire que le pays a enfin compris qu'il y avait un intérêt économique à ce qu'un visiteur puisse payer sans courir après un distributeur.
Sauf que le cash, lui, est devenu plus cher
Et c'est là que l'histoire se complique. Pendant que la carte devient plus douce pour les commerçants, le retrait d'espèces s'est dégradé pour les visiteurs. Les distributeurs marocains appliquent désormais une surtaxe locale forfaitaire sur les cartes étrangères. Je précise tout de suite : les montants qui circulent, de 20 à 35 dirhams par retrait, ainsi que le plafond souvent évoqué d'environ 2 000 dirhams par opération, sont ce que rapportent les voyageurs et les blogs spécialisés. Ce ne sont pas des chiffres publiés par Bank Al-Maghrib. Prenez-les comme un ordre de grandeur, pas comme une grille officielle.
À cela s'ajoutent les 1,5 à 3 % que votre propre banque vous facture, puis, si vous acceptez la proposition de l'écran, le coût de la conversion dynamique de devise. Mon conseil tient en une phrase : refusez toujours la conversion dans votre monnaie et choisissez les dirhams. Le taux de la machine est systématiquement moins bon que celui de votre banque. Et retirez des montants plus importants, moins souvent, plutôt que des petites sommes à répétition : chaque retrait vous coûte le même forfait, que vous preniez 300 ou 2 000 dirhams.
Ce que je ferais, concrètement
Gardez du liquide. Vraiment. Les stands de la médina, les petits taxis, le gardien de voitures, le pourboire au café : tout cela reste une économie d'espèces, quoi que disent les textes. Une baisse d'interchange décidée à Rabat met des mois à atteindre un hanout de Derb Ghallef, et le commerçant qui vous dira oui en décembre n'a pas encore été démarché par son nouvel acquéreur. Payer par carte dans la médina de Marrakech restera, pour un bon moment encore, une loterie — même si pour la première fois, les chances penchent du bon côté.
As of this morning, 1 October 2026, the plumbing of money in Morocco has quietly changed, and I would bet you did not notice it when you bought your coffee. Neither did I. But it will show up eventually: Bank Al-Maghrib has cut the cap on domestic card interchange from 0.65% to 0.50% of transaction value, as Médias24 reported. The slice banks take out of every card payment just got thinner.
The detail I care most about, flagged by Les Eco, is the reduced 0.15% rate for payments to public administrations and to small neighbourhood retail — commerce de proximité. Which is to say, precisely the shops that have spent years telling you the card machine is broken. The corner hanout, the little hardware shop, the vegetable seller with a terminal sitting in a drawer for three years. Their refusal was never stubbornness. The fee ate the entire margin on a bag of bread.
CMI no longer owns the field
The bigger structural shift, to my mind, is that CMI has exited the acquiring business and kept only the technical processing. New acquirers are now licensed and can sign merchants up directly, which ends what was a de facto monopoly — Le Desk has laid this out well. Anyone who has tried to get a small Moroccan business set up with card acceptance will understand why this matters: more than one phone number to call means actual competition on pricing and on service.
The sums involved are not small. Finances News Hebdo reported that foreign cards were expected to generate around 32 billion dirhams in Morocco in 2025, after more than 26 billion in 2024, a rise of 36%. The country has, at last, worked out that there is money in letting a visitor pay without hunting for a cash machine first.
The cash side, meanwhile, got worse
Here is where it turns awkward. Just as cards get gentler on merchants, withdrawing cash has become more expensive for visitors. Moroccan ATMs now levy a flat local surcharge on foreign cards. Let me be precise about the numbers, because precision matters here: the figures travellers report, 20 to 35 dirhams per withdrawal, and the roughly 2,000 dirham per-transaction ceiling people often mention, come from travellers and fintech blogs. Bank Al-Maghrib has not published them. Treat them as a sense of scale, not an official tariff.
Stack on top of that the 1.5 to 3% your own bank charges, and then, if you accept the screen's friendly offer, the cost of dynamic currency conversion. My advice is one line long: always decline the conversion to your home currency and choose dirhams. The machine's rate is reliably worse than your bank's. And take out larger amounts less often rather than small amounts repeatedly, because the flat surcharge is the same whether you withdraw 300 dirhams or 2,000.
What I would actually do
Keep cash. Genuinely. Medina stalls, petits taxis, the man watching the parked cars, the tip at the café — all of that is still a cash economy, whatever the regulation now says. An interchange decision taken in Rabat takes months to reach a corner shop in Derb Ghallef, and the merchant who will happily take your card in December has not yet been visited by his new acquirer. Paying by card in the Marrakech medina will stay a gamble for a while yet. The odds, for the first time, are tilting your way.